Retour au paléolithique

Qui est le premier homme à avoir utilisé les plantes à des fins thérapeutiques?

Nos plus vieux ancêtres pardi! Dès le commencement de notre histoire, les hommes ont testé, mangé, se sont soignés et parfois aussi se sont empoisonnés accidentellement en consommant ce qu’on appelle aujourd’hui les plantes médicinales, dénommées aussi les simples. Ils ont largement participé à la création d’un savoir qui s’est enrichi au cours des millénaires.

Il est désormais clairement établi que c’est au travers de son alimentation, de sa consommation de fruits, feuilles, graines, herbes et feuilles que l’Homme a usé des plantes de manière thérapeutique. Des estimations avancent que « l’homme du paléolithique consommait environ dix mille espèces animales et végétales différentes contre une quarantaine actuellement consommée par 60 % de la population. Et ce actuellement aussi contre 1500 à 5000 molécules différentes d’additifs chimiques !

C’est cette symbiose avec la nature qui a permis à l’homme de découvrir les bienfaits du monde végétal qui l’entourait.

L’homme malade associait par empirisme les principes actifs des plantes qui le soigneraient de ses maux. Par exemple, les mucilages qui adoucissent et recouvrent les organes d’une protection sont doux à la langue. Les plantes à la saveur astringente, qui donnent une sensation de resserrement ou d’assèchement resserrent les tissus et permettent de stopper les hémorragies. Les propriétés sont donc associées aux saveurs (acide, sucré, astringent , piquant, salé et amer) mais aussi à l’odeur ou la texture de la plante. Preuve en est, des restes de plantes médicinales ont été découvertes dans des grottes habitées par l’Homme.

Prenons le sens de l’odorat: le sens olfactif est très développé chez les animaux supérieurs comme chez les humains ce qui leur permet de définir si un aliment ou une plante est bonne pour lui et si elle aura un effet. Les grands mammifères se soignent à l’aide de la nature qui les entourent et donc avec les plantes.  C’est la conséquence d’un système de “mémoire instinctive qui se conservera au courant des générations”. Pensons simplement au chat ou au chien qui consomment certaines herbes comme le chiendent lorsque ces derniers ont des problèmes digestifs.

L’observation par l’homme du monde animal permet également d’utiliser certains produits de la nature en fonction de ses besoins et/ou des ses maux.

Les paléontologues et les archéologues nous informent ainsi sur la première pharmacopée dont disposait notamment l’homme de Néandertal.

Dans son livre Phytothérapie, le Dr Morel indique que « les plantes semblent suivre les hommes et les animaux, ce qui tend à dire que lors de grands flux migratoires, l’humanité prenait soin de prendre des réserves de semences: “Mondial Assistance Préhistorique”en quelque sorte…” »

Ces sont les bienfaits mais aussi les poisons contenus dans les plantes qui ont conduit l’humanité au précurseur de la religion, l’animisme, un système de pensée qui considère que chaque élément de la nature est pourvu d’une âme.

En résumé, la phytothérapie a trouvé ses origines il y a des millénaires selon deux principes : l’empirisme et la méthode analogique. Aujourd’hui, on tend à oublier tous ces bienfaits au profit d’une chimiothérapie certes nécessaire mais qui dénature la relation de l’homme avec son environnement naturel, le rendant dépendant d’usines pharmaceutiques rarement dotées de valeurs humanistes …

Quoi de mieux donc et de ressourçant que de se plonger à nouveau dans la chimie naturelle pour notre bien-être!

Les passages entre guillemets sont issus de l’excellent livre « Traité pratique de phytothérapie » du Dr Jean-Michel Morel

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