ADN vert : les attitudes à adopter pour le retrouver

A quoi sert la phytothérapie ? Pourquoi cela t’intéresse ? Es-tu vraiment qualifiée pour donner des conseils ou écrire des articles sur le sujet ? Ne faut-il  pas être médecin ou professionnel de la santé ? Autant de questions auxquelles je réponds pour le moment.

Tout ceci m’amène à la réflexion sur ce que je qualifierai mon ADN vert. J’en discutais dimanche passé avec ma maman en plein milieu de son jardin quand elle m’indique que son chien cherche délibérément un certain type de plantes qui soignent ses problèmes de digestion. Se pose alors à moi la question : qu’est-ce qui a fait que l’homme utilise à bon escient les plantes pour ses maux ou son bien-être spirituel? C’est une longue histoire , remplie d’embûches et d’erreurs, d’abord restée orale bien avant que les premiers savoirs liés aux plantes soient mis par écrit. Si cette histoire vous intéresse, vous pouvez la lire dans mon article sur une brève histoire de la phytothérapie.

Cette capacité première à se soigner comme le font les animaux en général,  cette forme de conscience collective, la plupart des êtres humains l’ont perdue.

Pour la retrouver, un moyen simple existe:  ouvrir une fenêtre internet et taper quelques mots-clés en lien avec la phytothérapie pour avoir accès à des bases de données énorme sur le sujet, etc.

Mais l’accès à l’information n’est pas suffisant pour se reconnecter avec la nature, le règne végétal, bref , notre ADN vert. Non , je vous le dis , cette attitude très occidentale qui indique que pour tel problème, telle plante est bonne à prendre n’est pas suffisante : on se jette sans réfléchir sur un plant de cannabis en cas d’anxiété ou la reine des prés lorsqu’un mal de tête nous terrasse. Non, pour retrouver son ADN vert, il faut adopter une démarche, il faut adopter des attitudes :

La reconnexion avec la Nature

Une vieille tradition japonaise  – le shinrin-yoku – arrive depuis peu en Occident. La sylvothérapie ou le bain de forêt est une activité anti-stress courue parmi les Japonais. 

Le règne végétal a toujours été intimement lié à nous et à notre évolution. Il a permis de tous temps de nous nourrir,  de soigner notre corps et notre esprit mais aussi d’agir de manière préventive sur notre style de vie. 

Étrange phénomène d’être à la fois une culture aussi technologiquement avancée et pourtant si stressée et si malade. Les remèdes anciens inversent certains de nos défis communs de santé auxquels nous faisons face : douleur chronique, stress, désordres anxieux, insomnies et fatigue chronique.

Ces remèdes, on les trouve en écoutant la voix des herboristes, des phytothérapeutes mais aussi des rebouteux, des chamanes qu’on peut encore trouver aux quatre coins du monde : ils disposent généralement de connaissances énormes sur les herbes et les plantes. 

De plus en plus de personnes  voient dans les médecines alternatives et la naturopathie une manière de se rapprocher de la Nature et de notre nature.

D’autres apprécient d’investiguer le champ de  la nutrithérapie dont le principe est de se soigner par les aliments et … les plantes !

Mais pour aborder ces mouvements, ces alternatives, il faut être … curieux.

La curiosité

En bref, aimer apprendre … tout au long de sa vie. Etre curieux et ouvert à d’autres manières de voir, de concevoir, de penser , de soigner et de se soigner.

La curiosité va de pair avec les deux attitudes suivantes:

L‘esprit critique 

Peut-être l’attitude la plus importante à adopter sans attendre : oui, chercher, non, ne pas croire tout ce qui est dit au premier abord. Chercher par soi-même, comparer, peser, soupeser, confronter … il est inquiétant de voir que la plupart d’entre nous ne connaissent actuellement plus les remèdes qui pourraient les aider à surmonter, à améliorer leur santé ou tout simplement à être mieux dans leur peau. Beaucoup de personnes ne s’écoutent plus: quels sont les signes que mon corps m’envoie? Quels sont les signaux que mon cerveau tente de me donner?  Absence d’introspection avec les conséquences que nous connaissons : plus d’épuisement professionnel, stress comme number one des états favorisant toute une série de maladies, des états de crise nuisant à la relation à l’autre , etc.

Notre société et les êtres qui la constituent ont progressivement donné leur blanc-seing à la grande distribution pour se nourrir et à la médecine conventionnelle pour soigner tous ses maux de A à Z. Une attitude qui nous a éloigné de nos potagers, des fermes mais aussi des rebouteux, des droguistes, des herboristes…. La plupart d’entre nous sont sans connaissance comme le bébé qui vient de naître. En bref, nous nous en remettons entièrement à une technocratie qui ne nous veut pas forcément du bien et baigne surtout dans une politique de marketing somme toute très douteuse.

Des personnes et des groupes ont décidé de trouver des alternatives  comme les circuits courts de l’alimentation, la diminution de la consommation de viande au profit d’une viande de qualité, l’achat du bio, la création  de potagers personnel ou communautaires, etc.

N’hésitez pas à chercher par vous-même, à lire des livres sur le sujet, à demander des conseils à des herboristes ou des médecins phytothérapeutes

Attention, je ne vous dis pas non plus de remplacer vos traitements prescrits  mais pourquoi pas chercher avec votre médecin ou une professionnel de la santé des soins parallèles dans une démarche intégration ?

L’expérimentation

Certainement l’attitude qui surprend le plus. On n’hésite pas à toucher, voir, sortir dans la nature, se rendre compte qu’on marche sur des plantes qui ont des effets non négligeables sur la santé et le bien-être, tenter ses propres tisanes, macérations ou plantations pourquoi pas. En bref, tout ce qui peut être touché peut être expérimenté. A nous les fioles, les séchages (ratés comme puis réussis) , les huiles végétales ou essentielles, etc …

Vous allez me dire :  je n’ai pas le temps, aïe dommage car c’est justement  l’attitude suivante:

Le temps autrement

Aah le temps,  on voudrait en acheter tellement il  nous en manque mais tout est à savoir à quoi on  passe réellement notre temps … avez-vous déjà comptabilisé votre temps pour apprendre, votre temps pour expérimenter, votre temps pour prendre soin de soi et de ses proches?

Commencez simplement quand l’occasion se présente : le petit dernier attrape un rhume. Je m’informe sur les plantes qui peuvent l’aider et en même temps aider le reste de la famille de manière préventive.

En bref, l’occasion fait le larron. Pas besoin de passer des heures, il suffit d’un petit quart d’heure, une petite demi-heure en fonction de ses besoins et de ses envies.

Le temps est aussi important quand il s’agit de notre santé: avoir mal, être fatigué,  se sentir débordé sont des signaux. L’actuelle et principale réponse est trop mécanique et ne vise  que les symptômes apparents: à tel problème, telle réponse. C’est mathématique , « emballez c’est pesé », les petits coups de pouce magiques pour nous faire passer d’un état physique ou psychique fragile, entamé, délicat à un état généralement supposé meilleur – et ceci en un moindre temps. Beaucoup en ont fait les frais …plus tard.

Mais pourquoi adopter cette attitude si on fait entière confiance à ce qui est donné comme information? Et là, je vous livre la dernière attitude mais certainement la plus importante: l’au-to-dé- ter- min-na- tion

L’autodétermination

Non, je ne vous conseille pas de partir vivre à la montagne avec des chèvres en refusant toute intervention de notre monde moderne – certains le font et sont heureux.Tant mieux pour eux mais ce n’est pas mon lifestyle , je le vivrais davantage comme une fuite et puis ce serait oublier tout ce que la modernité a de bon.

Lorsque les gens sont autodéterminés, ils ont un sentiment de liberté de faire ce qui est intéressant, important et vitalisant. Vous avez remarqué:  le bonheur est une thématique très à la mode actuellement. On en parle partout , à la maison, pour soi, pour notre famille, au travail … Je le sais pour travailler dans le domaine, certaines pratiques managériales et RH poussent la démarche tellement loin qu’elles s’arrogent des titres ronflants comme manager du bonheur dans des endroits supposés zen mais surtout aseptisés, avec des surfaces clean desk où tout est à tout le monde , où l’individu est censé être au centre de l’attention, à coups de cours de yoga, de petites recettes saines sur l’intranet de l’entreprise.  Mais là, franchement, on s’éloigne très fort de l’autodétermination. Je vous invite donc à exploiter votre capacité à vivre votre propre vie , votre propre bonheur , en bref  à être autodéterminé.

Toutes ces attitudes sont clairement celles qui me poussent tous les jours à en apprendre davantage pour retrouver l’ADN vert mais vous pourriez très bien les utiliser pour d’autres recherches.

A vous à présent !

 

 

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